Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Mon histoire, ma méthode, nos bénéfices

Publié le par Ziz471

J'ai répondu à un questionnaire d'une personne il y a peu (Naholo Mathieu de FB pour ceux qui connaissent), qui s'attache à répertorier les tipsters sérieux. Du coup, en attendant qu'il le poste cet été, je le publie ici car j'y détaille mon histoire et ma méthode. Cela répondra sans doute à pas mal de questions pour ceux qui me découvrent et hésitent à rejoindre l'aventure pour la saison 2019-2020. Cela peut aussi aider certains parieurs, tout simplement.

 

1/ Peux-tu te présenter en quelques mots, comment tu es arrivé dans le monde des paris sportifs et qu’elle est ton parcours dans les paris sportifs ?

 

J’approche de la quarantaine, je suis fou de sport depuis tout petit – et je dis bien fou – et je parie surtout depuis 7 ou 8 ans. Comme je m’y connais en plusieurs sports (nba, rugby, foot, tennis surtout), j’ai parié sur tout à mes débuts. A tort. Je n’avais aucune gestion de BK et j’avais du mal à me tirer du bénéfice, je finissais des mois en perte. Je ne sélectionnais pas vraiment, je pariais beaucoup pour avoir de l’adrénaline, bref, l’erreur totale. Malgré des résultats en dents de scie, je remarquais que l’argent que je gagnais avec le rugby et à un degré moindre sur le tennis, je le perdais la nuit d’après sur la NBA et sur le foot... Peu à peu, avec mon métier de journaliste sportif spécialisé rugby, j’ai encore plus insisté sur ce sport qui offre une particularité : on a les compos d’équipes la veille de match. Une offrande rare et privilégiée dont il faut profiter. Depuis 2013 ou 2014, chaque week-end, je matais tous les matches possibles de tous les championnats, je suis devenu accro à ce sport et du coup, sans m’en rendre compte, j’ai acquis une connaissance du jeu et des joueurs folles. C’est en parlant avec des potes au tennis chaque samedi matin, avant les matches de Top 14, que je me suis rendu compte que je pouvais leur faire un article sur chaque joueur aligné, la forme, les blessés, l’enjeu, etc etc. Grâce à eux, j’ai compris ma différence et l’un d’eux m’a dit que je devais exploiter ça. J’ai commencé à les faire gagner avec mes conseils et ensuite, j’ai décidé de créer un site internet topparisrugby.com en avril 2015. J’avais l’impression d’avoir mon propre journal de sport, un bonheur absolu… Ensuite, je suis arrivé sur FB et là, j’ai vu le monde fou des paris et j’ai découvert le terme de « tipster ». J’ai mis une ou deux analyses, et là, l’aventure a commencé car les gens en redemandaient. Je me suis laissé prendre au jeu, tellement c’était valorisant… Mais ça me prenait un temps dingue donc au bout de quelques mois, vu les sacrifices que je faisais sur la famille en fin de semaine et le week-end (et je culpabilise encore, d’autant qu’un deuxième enfant est arrivé entre-temps), j’ai décidé de faire payer un peu pour compenser ça. J’ai commencé à faire des forfaits un mois, deux mois, 6 mois. Jusqu’au forfait saison complète proposé l’an dernier car depuis 2015, j’ai des fidèles qui me connaissent et pour eux comme pour moi, vu le rapport de confiance, on se débarrasse de la "paperasse" une fois pour toutes en août.

2/ Quelle est ta spécialité ? Et quelles sont les championnats que tu proposes ?

Le tennis reste mon sport numéro 1 en théorie et pratique, mais je suis devenu expert rugby, et je ne propose que ça (sauf pendant Roland-Garros) durant l’année. Parfois je fais du tennis quand y a des coups à ne pas laisser passer (comme la finale de Coupe Davis France – Belgique que je sentais bien), mais c’est rare. Le top, c’est le rugby et rien d’autre pour moi. Grâce aux compos surtout.

Championnats proposés : Top 14, Pro D2, Aviva, Pro 14, Super Rugby, matches internationaux (test-matches et compétitions officielles). Je ne fais ni le XIII, ni le VII. Je ne suis pas compétent, j’ai assez de matches et de joueurs à suivre avec le XV... D'une manière générale, il faut se méfier des gens qui se disent spécialistes de tout.

 

3/ Rentrons un peu plus dans le vif du sujet, peux-tu nous en dire un peu plus sur tes résultats ? (Historique de paris, ROI, ROC, ton système de mise..).

 

J’ai mis du temps à faire un suivi bilan car je me disais qu’il suffisait de lire mes analyses pour que les gens comprennent que je suis un type sérieux et qui sait de quoi il parle. Sauf que pour certains – et c’est finalement bon signe, cette méfiance – cela ne suffit pas. En décembre 2016, j’ai donc débuté un bilan complet. Un an et demi après, mon ROC est de + 68%, mon Roi de +15,40 %, réalisé à partir de côtes arjel ou hors arjel. Car parfois, il n’y a pas d’équivalent en Hors Arjel.

Je donne des Indices de confiances sur 5. A partir de 3,5/5, et donc de 3,5 % de mise, ça part en grosse confiance et Bilan. En dessous, c’est du hors bilan. Je cible autant depuis août 2017 car j’ai remarqué qu’en 2017, ce sont les faibles confiances qui empêchaient ma BK de monter encore davantage. Donc j’envoie une à deux grosses confiances par week-end, il n’y a pas de règles. Parfois c’est 0, parfois c’est 3. Je me sens maître de la carte, je ne subis rien, sauf la pertinence des compos et mes gros indices de confiances quitte à être parfois trop prudent. Mais sur le long terme, cette méthode est la bonne donc je poursuis ainsi, je ne suis pas là pour être spectaculaire ou pour faire rêver les nouveaux arrivants.

 

4/ Sur quels bookmakers tu joues et comment envoie tu les pronostics ?

 

Le book indispensable, c’est Parions Web pour les cotes qui sortent tôt et la grande variété des bets. Je propose d'ailleurs un lien d'affiliation sur ce book pour les nouveaux abonnés, afin qu'ils bénéficient d'une réduction. PMU, surtout avec ses cotes qui sortent très vite sur le Tournoi des VI Nations, est très important lui aussi. Pour me suivre, il faut ces deux-là, mais il y aussi BWIN (cotes victoires sèches souvent plus élevées qu’ailleurs) ou encore WINAMAX pour les H alternatifs qui sortent relativement vite aussi. En Hors Arjel, je n’ai pas de préférence. Si les cotes sont plus élevées, il y a parfois un peu de retard pour la sortie des cotes (chez 1xbet par exemple), et la variété de bets tombe aussi plus tardivement en général.

Je n’aime pas FB, je ne veux pas dépendre de ce support. Donc je fais avec une méthode où je maîtrise tout, qui me permet d’être réactif : les mails. Je propose Telegram pour alerter les abonnés de l'envoi d'un bet par mail.

5/ As-tu un groupe privé ? Et si oui peux-tu nous en parler un peu (ce que tu proposes dedans, prix..) ?

 

Basons-nous sur le rythme de la semaine. Mes abonnés reçoivent le preview le dimanche soir ou le lundi matin avec un petit retour sur le week-end passé, et surtout la projection vers le week-end d’après, avec les matches à suivre dans les divers championnats, et la mise en garde sur certains matches où une équipe mixte est susceptible d’être envoyée par les staffs (ou une impasse carrément). Cela permet une pré-analyse sans compo, purement contextuel et basée sur l’infirmerie, qui mâche un peu le taf de fin de semaine, à tel point qu’une fois les compos sous les yeux, en deux secondes, je cerne les opportunités à saisir ou non (sans oublier la météo, bien sûr). Là, deux options : soit j’envoie le bet sans analyse dans la minute pour que les abonnés saisissent la cote aussitôt avant qu’elle ne fonde (et j’envoie alors les arguments dans le quart d’heure qui suit) ; soit j’envoie l’analyse et le bet ensemble car il n’y a pas de risque que la cote chute beaucoup. La majorité des mails (et des bets) est envoyée les jeudi et vendredi donc, après les compos, mais je peux aussi envoyer une analyse-bet le mardi si on apprend des infos importantes dans la journée et qu’on pense que la cote va chuter d’ici 24-48 heures. Et des exemples comme ça, sur une saison, il y en a pas mal… C’est pourquoi, en amont, je suis persuadé qu’on ne peut faire mieux que ma méthode aussi chronophage qu’efficace. Même si ensuite, il restera toujours aux joueurs à faire le travail sur le terrain. Sur une semaine, en comptant bilan et hors bilan, on doit arriver en moyenne à une demi-douzaine de bets sur un we avec une carte normale.

Pour le tarif : c’est 120 euros la saison complète, de fin août à début juillet (même si je vais quand même finir la saison de Super Rugby, je me connais…). Paiement par PSFC ou Netteler.

 

6/ As tu un conseil ou une anecdote pour les parieurs qui débutent dans les paris sportifs ?

 

Un conseil à donner ? S’il n’y en avait qu’un : faites une pré-selection des bets, passez là au filtre et forcez-vous à n’en sortir que deux. Cela oblige à tout peser, tout penser. Cela permet aussi de limiter le stress (sur le long terme, ça joue). Si vous avez 6 matches dans le week-end avec une grosse somme en jeu, vous ne faites que ça, vous risquez de vous enfermer dans cette drogue, avec l’euphorie de la win ou la détresse de la défaite. Ayez une hygiène de vie, un pseudo-équilibre autour de cette passion dévorante, stressante au possible, où de gros gains ou de grosses pertes dépendent d’un arbitre qui laisse 2 secondes et non 3 à un joueur pour relâcher le ballon par exemple… Ou un poteau sortant… Bref, on le sait tous : cela se joue parfois sur des micro-détails.Une fois que le bet est envoyé, on est actif de rien. On subit 100 % des événements devant sa télé. C’est pourquoi il faut profiter au maximum de ce qu’on peut maîtriser en amont : la recherche d’infos, la science du jeu et des joueurs et surtout la disponibilité à l’heure des tombées de compos, même si cela implique, personnellement, que je choisis de voir ma vie normale (familiale surtout) s’arrêter à ces heures là, chaque semaine. Et je nous parle pas du décalage horaire pour les compos NZ et Australiennes de Super Rugby…

Je comprends la méfiance ou l’aversion du principe de payer un tipster quelques centimes par jour (environ 30 centimes/jour me concernant), mais mes abonnés, eux, ne se posent plus la question quand ils voient mon taf d'autant que le rugby ne fait jamais relâche de mi-août à juillet... Aucune semaine de repos pour moi. Mais c'est normal, je me sens redevable de ces abonnés qui me payent pour ce travail. Et me font confiance. Sans faire de la psychologie de comptoir, même si j'adore ça, je pense que c'est cette confiance donnée par des "amis virtuels" qui me pousse à continuer, à partager mes infos, mes bets et ma passion, tellement c'est valorisant et tellement je me sens en adéquation avec ce que je suis grâce à cette activité : un fou de sport et d'écriture. Et humble, je précise, car parier, n'oubliez jamais que cela revient à tenter de prédire le futur...

Commenter cet article